La cote des Murena

par André Dewael

 

La Murena est entrée depuis quelques années dans la catégorie des voitures de collection. Pourtant, bien qu'ayant largement dépassé la trentaine, la Murena a eu du mal à être perçue comme un Ancêtre, sans doute en raison de sa ligne lissée et intemporelle...

Sa faible production en fait un modèle rare dont le peu de transactions connues a toujours constitué une difficulté pour établir sa cote. Et, si je ne m'y suis pas risqué avant 2007, c'est que les clubs eux-mêmes hésitaient à choisir parmi les cotes inégales des revues spécialisées.

Depuis, les cotes publiées dans la presse ont été uniformisées. Mais il faut bien reconnaître que les Murena de qualité irréprochable, dignes de valoir ou même dépasser cette cote, ne sont qu'exceptionnellement mises en vente. Ces cotes maximales, si elles réconfortent les heureux propriétaires de ces bijoux, ne représentent nullement la réalité des transactions, faute de véhicules de tout premier ordre (configuration d'origine 100% authentique). Depuis 2014-2015, on note des valeurs en hausse sur base des transactions connues réalisées. Son exclusivité parmi les Youngtimers lui apporte maintenant un regain d'intérêt.

 

  Base de restauration Etat collection
Murena 1.6 2 500 € 9 500 €
Murena 2.2 3 500 € 12 500 €
Murena 2.2 "Préparation 142" 5 000 € 15 000 €
Murena S 5 000 € 15 000 €

 

Il est évident que toute cote doit être considérée comme indicative lors d'une transaction, chaque véhicule ayant ses qualités et ses défauts. Le tout est d'évaluer au plus juste les frais à prévoir. Un exemplaire au passé sans histoire, aussi beau soit-il, devra tôt ou tard subir une cure de jouvence, ceci n'étant évidemment pas particulier à la Murena...  L'état de la sellerie est important car plus aucun tissu d'origine n'est disponible. Une nouvelle fabrication des mousses du siège conducteur (asssise et dossier) et de certains tissus conformes à l'origine est maintenant disponible. Au fil du temps, les pièces manquantes font l'objet de nouvelles fabrications éparses mais il faut être patient.

Sa carrosserie en polyester et son châssis en acier galvanisé à chaud constituent un atout déterminant en matière de restauration. Le châssis ne réclame pas de soins intensifs, contrairement à la Bagheera ! Il ne faut cependant pas oublier que toutes les mécaniques, aussi robustes soient-elles (et c'est leur cas), ont connu les outrages du temps...  Tout est une question de maintenance. S'il est facile de réparer un moteur 1.6, il est plus difficile de trouver toutes les pièces pour rénover un moteur 2.2, mais on y parvient.

Si vous avez lu ce site dans son entièreté, vous êtes averti des aspects à considérer, propres à la Murena.